Une invention américaine
Le bourbon est créé en 1789 par le pasteur baptiste Elijah Craig, dans la région du Kentucky, aux Etats-Unis. La boisson ne prend son nom actuel qu’en 1840.
En 1940, Thomas Mc Carthy, l’un des dirigeants d’une distillerie de bourbon du Kentucky, est invité à une chasse au dindon sauvage. A cette occasion, il apporte des bouteilles de sa réserve personnelle pour les déguster avec ses amis. Enthousiasmés, ces derniers surnomment bientôt le whiskey « Wild Turkey » en souvenir de la chasse au dindon.
En raison de son degré d’alcool élevé, 50,5%, Wild Turkey est également appelé « 101 proof ». Mesure utilisée aux Etats-Unis, le proof vaut 0,5% d’alcool.
Une maturation exceptionnelle
Véritable gage de qualité, l’appellation « Bourbon » obéit à des conditions d’élaboration très strictes.
Le Wild Turkey est réalisé à partir de 51% de maïs au minimum, auquel sont ajoutés du seigle ou du blé, ainsi que du malt d’orge. Le maïs utilisé est cultivé spécialement par Wild Turkey, afin d’obtenir un grain alliant moelleux et rondeur. L’eau ajoutée au grain est extraite des roches calcaires des environs de la distillerie.
Les céréales sont brassées, moulues et fermentées, puis placées dans des fûts neufs. La levure utilisée pour la fermentation est fabriquée à la distillerie selon une recette exclusive. Le Wild Turkey est distillé à deux reprises, dans des alambics de cuivre à colonne, puis dans des « pot-stills ».
Sa maturation, d’un minimum de 8 ans, est exceptionnellement longue pour un bourbon : elle s’opère dans des fûts de chêne blanc brûlés au charbon de bois. Après deux ans de vieillissement, Wild Turkey est goûté chaque année, jusqu’à ce qu’il atteigne sa pleine maturité. Terre idéale, le Kentucky offre un climat humide et chaud en été et très froid en hiver, qui accélère de façon considérable la maturation et l’évaporation de l’alcool.
Le bourbon Wild Turkey est l’œuvre du célèbre maître distillateur présent depuis 1954 à la distillerie Wild Turkey, Jimmy Russel. |